Télécharger

Vitamines et complémentspendant la grossesse

10 nutriments, ce qui est recommandé et ce qui ne l’est pas, d’après l’Assurance Maladie, Santé publique France, la HAS, l’Anses, le CNGOF, le NHS britannique et l’ANSM.

Ne prends aucun complément alimentaire sans l’avis d’un professionnel de santé (médecin ou sage-⁠femme).

Signale à ton médecin, ton pharmacien ou ta sage-⁠femme tout produit que tu prends, qu’il soit prescrit ou non. Si tu as un projet de grossesse, ne prends pas non plus d’initiative personnelle en matière de compléments.

À éviter ou à vérifier
  • Ne cumule pas les sources de vitamines et minéraux (plusieurs compléments, aliments enrichis) sans besoin établi par un professionnel de santé.
  • Plantes : les produits à base de plantes contiennent eux aussi des substances actives. Demande toujours conseil à un professionnel de santé, même pour un traitement dit « naturel ». L’Anses rappelle que les compléments à base de plantes peuvent entraîner des effets indésirables parfois graves, selon la sensibilité de certaines populations comme les femmes enceintes.
  • Huiles essentielles : leur consommation est vivement déconseillée pendant la grossesse. Certaines contiennent des substances neurotoxiques, comme l’huile essentielle de sauge ou de menthe poivrée.
  • Berbérine : les compléments à base de berbérine ne doivent pas être consommés pendant la grossesse ni l’allaitement.
  • Fenugrec : l’Anses recommande de déconseiller les compléments contenant du fenugrec (Trigonella foenum-graecum) aux femmes enceintes ou allaitantes.
  • Phytoestrogènes : évite les compléments alimentaires contenant des phytoestrogènes pendant la grossesse et l’allaitement.
  • Produits enrichis en phytostérols (yaourts, boissons lactées, margarines « anti-cholestérol ») : ils sont déconseillés pendant la grossesse et l’allaitement, sauf avis médical.
  • Algues : évite les aliments et compléments contenant des algues sans avis médical (risque d’excès d’iode).
  • Vitamine A : évite le foie et les produits à base de foie.
  • Si tu remarques un effet indésirable qui pourrait venir d’un complément, parles-en à ton médecin ou à ton pharmacien : les professionnels de santé peuvent le déclarer à la nutrivigilance de l’Anses.
Pas anodins pendant la grossesse

Les compléments alimentaires sont en vente libre et considérés comme des denrées alimentaires, mais ils ne sont pas anodins pendant la grossesse : certains contiennent des vitamines, des oligo-éléments ou des plantes à éviter.

Les 11 pages citées

Sources : Anses (Compléments alimentaires et grossesse : l’Anses recommande d’éviter la multiplication des sources de vitamines et minéraux en l’absence de besoins établis (07/06/2017) ; Compléments alimentaires à base de plantes : une meilleure information des consommateurs (08/06/2023) ; Avis saisine 2025-SA-0064 (fenugrec, 6 novembre 2025) ; Avis saisine 2017-SA-0141 relatif à l’actualisation des repères alimentaires du PNNS pour les femmes enceintes ou allaitantes (23 décembre 2019) ; Avis saisine 2017-SA-0086 relatif au risque d’excès d’apport en iode lié à la consommation d’algues dans les denrées alimentaires (25 juin 2018)), Assurance Maladie (Adapter son alimentation pendant la grossesse ; Médicaments et grossesse ; Modifier ses habitudes de vie avant d’être enceinte), ANSM, Santé.fr / Santé publique France – 1000 premiers jours, Santé publique France (Manger Bouger), consultées le 18 octobre 2026.

Nutriment par nutriment

Acide folique (vitamine B9)

Prescrite à toutes

Le seul complément prescrit à toutes, dès le projet de bébé

Ce qui est recommandé

C’est le seul complément normalement prescrit à toutes les femmes, dès le projet de bébé. Pour avoir assez de vitamine B9, il faut une alimentation variée et, en plus, de l’acide folique. Ton médecin ou ta sage-⁠femme te le prescrit lors d’une consultation préconceptionnelle, si possible au moins 4 semaines avant la conception, et jusqu’à 12 semaines d’aménorrhée. La HAS recommande 400 microgrammes par jour, et précise que la dose est plus importante en cas de profil à risque (par exemple antécédent de spina bifida, diabète ou traitement antiépileptique) : c’est ton médecin qui l’adapte. Parles-en dès ton projet de grossesse.

Dans l’assiette

  • Fruits et légumes : épinards, brocolis, chou-fleur, asperges, radis rouges, avocats, petits pois, choux de Bruxelles, artichaut, carottes crues, poivron rouge cru, betteraves rouges crues, haricots verts, melons, fraises, mangue, papaye
  • Fruits à coque non salés : noix et amandes avec leur peau
  • Féculents : quinoa, féculents complets (riz brun ou complet, pâtes, semoule et pain complets ou aux céréales)
2 autres idées
  • Légumes secs : pois chiches, lentilles, fèves, pois cassés, haricots blancs ou rouges
  • Œufs (bien cuits)

Précautions

  • Ne prends pas d’autres compléments alimentaires sans en parler à ton médecin ou à ta sage-⁠femme : ils peuvent contenir des oligoéléments ou d’autres vitamines contre-indiqués en quantité élevée.
  • Selon la HAS (2005), une supplémentation systématique en folates pendant la suite de la grossesse n’a pas démontré son intérêt.
Pourquoi c’est important

La vitamine B9 joue un rôle essentiel dans le bon développement de ton bébé, en particulier de son système nerveux pendant les premières semaines. Elle prévient des anomalies de développement du cerveau ou de la moelle épinière (spina bifida), en réduisant le risque de mauvaise croissance et de certaines malformations.

Sources : Assurance Maladie (Adapter son alimentation pendant la grossesse ; Modifier ses habitudes de vie avant d’être enceinte), Santé publique France (Manger Bouger) (L’acide folique (ou vitamine B9), le bon réflexe pour bien préparer sa grossesse ; Les compléments alimentaires sont-ils nécessaires pendant la grossesse ?), Santé.fr / Santé publique France – 1000 premiers jours, Haute Autorité de santé (HAS) (Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer – argumentaire (septembre 2009) ; Comment mieux informer les femmes enceintes ? Recommandations (avril 2005)), consultées le 18 octobre 2026.

Vitamine D

Selon ton cas

Pas systématique : selon ton mode de vie et la saison

Ce qui est recommandé

Elle n’est pas systématique. Ton médecin ou ta sage-⁠femme évalue, selon ton mode de vie, s’il faut te prescrire un supplément, éventuellement en deuxième partie de grossesse. Tes réserves sont généralement jugées suffisantes si ton accouchement est prévu en été ou en automne, si tu as été exposée normalement au soleil l’été, si tu manges du poisson 2 fois par semaine dont 1 poisson gras et si tu consommes régulièrement des produits laitiers enrichis en vitamine D. Selon les recommandations de la HAS (2005), elle est prescrite aux femmes qui s’exposent peu au soleil, qui portent des vêtements couvrants, qui ont de faibles apports alimentaires, ou dont la grossesse se déroule en hiver, sous forme d’une dose unique au début du 6e ou du 7e mois, prescrite par ton médecin ou ta sage-⁠femme.

Dans l’assiette

  • Poissons gras : sardines, saumon, maquereau, hareng
  • Produits laitiers enrichis en vitamine D

Précautions

  • Le soleil aide à fabriquer la vitamine D, mais évite de t’exposer entre midi et 16 h, quand les rayons sont particulièrement dangereux.
  • Ne cumule pas plusieurs produits contenant de la vitamine D sans avis médical : l’Anses met en garde contre la multiplication des sources de vitamines et minéraux, qui peut conduire à dépasser les limites de sécurité.
  • L’Anses a analysé des cas d’hypercalcémie chez des nouveau-nés. Elle conclut que les compléments « grossesse » seuls ne suffisent pas à en provoquer chez une mère ou un fœtus sain, mais qu’une hypersensibilité à la vitamine D peut en être la cause : signale tout complément à ton médecin, ta sage-⁠femme ou ton pharmacien.
Pourquoi c’est important

La vitamine D aide ton corps à absorber le calcium. Elle est surtout fabriquée par ta peau sous l’action du soleil, et on en trouve aussi dans certains aliments.

Sources : Assurance Maladie, Santé publique France (Manger Bouger), Santé.fr / Santé publique France – 1000 premiers jours, Haute Autorité de santé (HAS), Anses (Compléments alimentaires et grossesse : l’Anses recommande d’éviter la multiplication des sources de vitamines et minéraux en l’absence de besoins établis (07/06/2017) ; Avis saisine 2013-SA-0240 : risques endocriniens et métaboliques relatifs à l’apport au cours de la grossesse de vitamine D et d’iode par des compléments alimentaires (3 mai 2017)), consultées le 18 octobre 2026.

Fer

Sur prescription

Seulement sur prescription, si un manque est repéré

Ce qui est recommandé

Pas de supplément systématique. Une alimentation équilibrée couvre normalement tes besoins. Certaines situations, comme des grossesses rapprochées, augmentent le risque de manque de fer : c’est à ton médecin ou à ta sage-⁠femme de l’évaluer. Dès le début de la grossesse, les questions posées en consultation servent à repérer une carence, et une prise de sang (hémogramme) peut t’être proposée. Ton médecin ou ta sage-⁠femme te prescrit du fer seulement si c’est nécessaire. Selon la HAS (2005), un complément de fer systématique ne profite ni à la mère ni au fœtus et peut avoir des effets indésirables pour la mère.

Dans l’assiette

  • Viande
  • Poisson (deux fois par semaine, en variant les espèces)
  • Légumes secs / légumineuses

Précautions

  • Ne prends pas de fer de ta propre initiative, ni en complément ni en aliments enrichis : c’est inutile, et le fer doit passer par une prescription.
  • Évite de boire du thé pendant les repas ou trop près d’un repas : cela limite l’assimilation du fer apporté par les végétaux.
  • Le foie apporte beaucoup de fer mais aussi beaucoup de vitamine A : il est recommandé de l’éviter pendant la grossesse (voir la fiche vitamine A).
Pourquoi c’est important

Tes besoins en fer augmentent pendant la grossesse. Le fer est indispensable, surtout en fin de grossesse, pour éviter une carence qui peut provoquer une anémie.

Sources : Assurance Maladie, Santé.fr / Santé publique France – 1000 premiers jours, Santé publique France (Manger Bouger), Haute Autorité de santé (HAS), consultées le 18 octobre 2026.

Iode

Dans l’assiette

D’abord dans l’assiette, avec du sel iodé

Ce qui est recommandé

Les sources grand public misent d’abord sur l’alimentation : utilise du sel iodé pour cuisiner et assaisonner (c’est indiqué sur l’étiquette), et mange des œufs, des produits laitiers et des produits de la mer bien cuits. Selon la HAS (2005), il n’y a pas d’argument pour proposer systématiquement un supplément d’iode en dehors des populations carencées. L’Anses (2018) rappelle que la supplémentation en iode avant ou pendant la grossesse reste une recommandation pour prévenir un retard de développement cérébral chez l’enfant. Parles-en avec ton médecin ou ta sage-⁠femme, et ne prends pas de complément sans leur avis.

Dans l’assiette

  • Sel iodé (mentionné sur l’étiquette)
  • Œufs
  • Produits laitiers
1 autre idée
  • Produits de la mer (crustacés et poissons bien cuits)

Précautions

  • Évite les algues pendant la grossesse : l’Anses déconseille les aliments et compléments contenant des algues aux femmes enceintes ou allaitantes sans avis médical, en raison du risque d’excès d’iode.
  • Les algues, fraîches, sèches ou en compléments, ne sont pas adaptées pour corriger un manque d’iode.
  • Un excès d’iode pendant la grossesse augmente le risque d’hypothyroïdie, d’hyperthyroïdie ou de goitre chez le nouveau-né. L’Anses demande d’éviter de cumuler plusieurs sources d’iode (médicaments ou compléments) : signale tout produit que tu prends.
Pourquoi c’est important

Tes besoins en iode augmentent pendant la grossesse. L’iode est essentiel au bon fonctionnement de ta thyroïde et au développement du cerveau de ton bébé.

Sources : Santé.fr / Santé publique France – 1000 premiers jours, Santé publique France (Manger Bouger), Haute Autorité de santé (HAS), Anses (Avis saisine 2017-SA-0086 relatif au risque d’excès d’apport en iode lié à la consommation d’algues dans les denrées alimentaires (25 juin 2018) ; Compléments alimentaires et grossesse : l’Anses recommande d’éviter la multiplication des sources de vitamines et minéraux en l’absence de besoins établis (07/06/2017)), consultées le 18 octobre 2026.

Calcium

Dans l’assiette

Par l’alimentation, surtout les produits laitiers

Ce qui est recommandé

Pas de supplément systématique : le calcium passe par l’alimentation. L’Assurance Maladie et Santé publique France (1000 premiers jours) conseillent trois produits laitiers par jour ; la page Manger Bouger sur l’alimentation de la femme enceinte indique 2 produits laitiers par jour. Si tu consommes peu de produits laitiers, choisis des eaux minérales riches en calcium (plus de 150 mg/l sur l’étiquette). Selon la HAS (2005), un supplément de calcium n’a d’intérêt que chez les populations carencées, pour prévenir la pré-éclampsie.

Dans l’assiette

  • Produits laitiers (sauf au lait cru) : lait, yaourt, fromage blanc, fromage
  • Eaux minérales riches en calcium (teneur supérieure à 150 mg/l sur l’étiquette)
  • Amandes et noisettes : une petite poignée par jour

Précautions

  • Évite les produits laitiers au lait cru.
Pourquoi c’est important

Le calcium est essentiel à la construction du squelette de ton bébé, surtout au cours du troisième trimestre. Si tu n’en apportes pas assez, ton bébé puise dans tes propres réserves.

Sources : Assurance Maladie, Santé.fr / Santé publique France – 1000 premiers jours, Santé publique France (Manger Bouger), Haute Autorité de santé (HAS), consultées le 18 octobre 2026.

Magnésium

Pas systématique

Pas de supplément systématique

Ce qui est recommandé

Pas de supplément systématique. Selon les recommandations du CNGOF (1997), rien ne justifie une supplémentation systématique en magnésium, et les données ne suffisaient pas pour la recommander contre les crampes. Pour prévenir les crampes, privilégie les aliments riches en magnésium. Comme pour tout complément, n’en prends pas sans en parler à ton médecin ou à ta sage-⁠femme.

Dans l’assiette

  • Germe de soja
  • Riz
  • Pain complet
2 autres idées
  • Noix
  • Bananes

Précautions

  • Ne prends pas de compléments alimentaires sans en parler à ton médecin ou à ta sage-⁠femme.
  • Vérifie avec eux que tu ne cumules pas : le magnésium est souvent présent aussi dans les multivitamines.
Pourquoi c’est important

Les sources officielles consultées n’expliquent pas le rôle du magnésium pendant la grossesse. Elles n’en parlent qu’à propos des crampes : l’Assurance Maladie conseille aux femmes enceintes de privilégier les aliments riches en magnésium.

Sources : Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Assurance Maladie, Anses, consultées le 18 octobre 2026.

Oméga-3 / DHA

Poisson 2 fois/sem.

Dans le poisson, deux fois par semaine

Ce qui est recommandé

Les sources officielles françaises consultées recommandent de les trouver dans l’alimentation : mange du poisson 2 fois par semaine, dont un poisson gras riche en oméga-3 (sardine, maquereau, hareng, saumon), en variant les espèces et les lieux d’approvisionnement. Pour l’Anses, l’apport de référence chez la femme enceinte est de 250 mg de DHA par jour (500 mg d’EPA + DHA). Si tu penses à un complément, parles-en d’abord à ton médecin ou à ta sage-⁠femme.

Dans l’assiette

  • Poissons gras : sardine, maquereau, hareng, saumon (2 fois par semaine au total pour le poisson, dont un poisson gras)

Précautions

  • Évite les poissons fumés, marinés, crus ou peu cuits.
  • Ne prends pas de complément alimentaire sans en parler à ton médecin ou à ta sage-⁠femme.
Pourquoi c’est important

Les oméga-3 comptent pendant la grossesse : l’Anses souligne l’importance des apports en oméga-3 pendant la grossesse et les deux premières années de vie de l’enfant pour son développement cognitif et moteur. Le DHA, un oméga-3, est considéré comme indispensable, car le corps ne peut pas en fabriquer assez.

Sources : Santé publique France (Manger Bouger), Anses (Avis saisine 2017-SA-0141 relatif à l’actualisation des repères alimentaires du PNNS pour les femmes enceintes ou allaitantes (23 décembre 2019) ; Lipides (article)), Assurance Maladie, consultées le 18 octobre 2026.

Vitamine B12 (végétariennes et végétaliennes)

Si végétalienne

Indispensable si tu es végétalienne

Ce qui est recommandé

Si tu es végétalienne (végane), il est très important de prendre un supplément de vitamine B12, en lien avec ton médecin ou ta sage-⁠femme : une alimentation végétalienne peut entraîner des carences en vitamine B12, vitamine D, fer, iode et calcium, chez toi comme chez ton bébé. Parles-en impérativement au professionnel de santé qui te suit. Si tu es végétarienne, enceinte ou avec un projet de grossesse, parles-en aussi avec lui ; si tu manges peu de produits laitiers, un risque de manque de B12 existe aussi.

Dans l’assiette

  • Produits d’origine animale (seuls à contenir de la vitamine B12)

Précautions

  • Ne commence pas une supplémentation de ta propre initiative : fais-le en lien avec ton professionnel de santé.
Pourquoi c’est important

Seuls les produits animaux contiennent de la vitamine B12. Si tu n’en manges pas, tu risques une carence qui peut conduire à une anémie.

Sources : Santé publique France (Manger Bouger) (Les compléments alimentaires sont-ils nécessaires pendant la grossesse ? ; Peut-on être végétarien ou végétalien sans risque pour sa santé ?), Assurance Maladie (Adapter son alimentation pendant la grossesse ; Modifier ses habitudes de vie avant d’être enceinte), consultées le 18 octobre 2026.

Vitamine A (attention à l’excès)

Attention à l’excès : évite le foie

Ce qui est recommandé

Pas de supplément. Selon la HAS (2005), au-delà des apports conseillés (700 microgrammes équivalent rétinol par jour), la vitamine A peut avoir des effets tératogènes, c’est-à-dire provoquer des malformations. Le CNGOF (1997) indiquait qu’une supplémentation systématique ne se justifie pas.

Précautions

  • Évite le foie et les produits qui en contiennent (pâté de foie, foie gras) : ils sont très riches en vitamine A.
  • Signale à ton médecin, ta sage-⁠femme ou ton pharmacien tout complément que tu prends, pour éviter de cumuler.
  • Le NHS (service de santé britannique) conseille de ne pas prendre d’huile de foie de morue ni de compléments contenant de la vitamine A pendant la grossesse.
Pourquoi c’est important

Les sources officielles parlent surtout de la vitamine A pour mettre en garde contre l’excès : à très fortes doses, elle peut présenter des risques de malformation pour le fœtus.

Sources : Santé publique France (Manger Bouger), Haute Autorité de santé (HAS), Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Anses, NHS (Royaume-Uni), consultées le 18 octobre 2026.

Multivitamines et compléments « spécial grossesse »

Pas systématiques

Pas recommandés de façon systématique

Ce qui est recommandé

Pas recommandés de façon systématique. Si ton alimentation est variée et équilibrée, aucun complément multivitaminé n’est nécessaire (HAS 2005). En dehors de l’acide folique, les compléments ne sont indiqués que dans certains cas, et toujours sur prescription médicale. Les aliments enrichis destinés aux femmes enceintes n’ont pas non plus d’intérêt si ton alimentation est variée.

Précautions

  • Ne prends pas de complément sans en parler à ton médecin ou à ta sage-⁠femme : même en vente libre, ils peuvent contenir des vitamines ou des oligo-éléments contre-indiqués à forte dose pendant la grossesse.
  • Ne cumule pas plusieurs produits : l’Anses met en garde contre la multiplication des sources de vitamines et minéraux, qui peut conduire à dépasser les limites de sécurité.
  • La HAS (2005) mentionne une étude rétrospective unique évoquant des cas de polymalformations liés à leur consommation pendant la grossesse.
Pourquoi c’est important

Les compléments multivitaminés « grossesse » associent plusieurs vitamines et minéraux. Selon la HAS (2005), leur intérêt n’a pas été évalué, et leurs dosages varient beaucoup d’un produit à l’autre.

Sources : Haute Autorité de santé (HAS), Santé publique France (Manger Bouger), Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Assurance Maladie, Anses, consultées le 18 octobre 2026.

Repris des pages officielles,jamais une ordonnance

Chaque fiche reprend les pages citées, sans rien ajouter. Certains textes sont anciens : leur date est donnée avec la source. Aucune marque n’est citée.

Ta sage-⁠femme ou ton médecin restent la référence pour ta situation. Ces fiches seront relues par un professionnel de santé avant la sortie de l’app. Ces organismes ne sont pas partenaires de NIDEVA.

Dans l’app, tu retrouves ces fiches dans Ma santé, et la carte « Bon à savoir aujourd’hui » de l’accueil en présente une certains jours.

Découvrir NIDEVA